« Vendre de l'art vaut mieux que vendre de la drogue »

Depuis des années, les prix de l'art ne cessent de grimper. Dans ce podcast, le galeriste Gerd Harry Lybke raconte la beauté et la folie du marché – et ce qui importe vraiment pour les débutants.
L'intérêt pour l'art croît depuis longtemps, du moins si l'on prend le chiffre d'affaires des œuvres d'art comme indicateur. Après une chute due au coronavirus en 2020, les ventes ont atteint 65 milliards de dollars l'an dernier – un nouveau record.
Faut-il donc placer son argent dans l'art dès maintenant ? Ou s'agit-il d'un simple engouement passager et les prix vont-ils bientôt chuter de manière significative ?
Dans un nouvel épisode de notre podcast économique, les animatrices Lisa Nienhaus et Lisa Hegemann posent la question : l'art est-il une bulle ? Leurs invités sont l'auteur du ZEIT Tobias Timm et l'un des galeristes allemands les plus célèbres : Gerd Harry Lybke.
Avec Lybke, les animatrices évoquent ses débuts en RDA et son immersion dans le capitalisme après la chute du Mur. Lybke explique pourquoi chaque œuvre coûte aujourd'hui au bas mot 500 euros, quelle part revient au galeriste et à l'artiste – et pourquoi aucune œuvre ne décore les murs de chez lui. Lorsqu'on vient le voir car on préfère acquérir de l'art plutôt que des actions, il répond : "Vendre de l'art vaut mieux que vendre de la drogue, il a bien raison", confie Lybke. Il livre également des conseils pour les néophytes, même avec un budget modeste.
Les animatrices discutent avec leurs invités pour savoir si le crypto-art NFT constitue une bulle, tout comme certains artistes ou même le marché de l'art dans son ensemble.
Dans le podcast économique Ist das eine Blase ? (Est-ce une bulle ?), Lisa Nienhaus, Jens Tönnesmann et Lisa Hegemann traitent chaque lundi de ce qui régit le monde : l'argent, le pouvoir et la justice. Toujours avec un invité – et un animal.
Source : Par Lisa Nienhaus et Lisa Hegemann


